Cheveux long pour nous deux

On se croise depuis plusieurs mois, nous parcourons le même chemin et arrivé à la station Bel Air je descend souvent avec regret de ne pas avoir eu le courage de te parler.

Ce matin vers 7h30 j’étais assis à un emplacement pour quatre, trois étaient occupés par des hommes et le dernier, le moins accessible, celui contre la fenêtre, restait libre. J’étais plongé dans mon livre (Salem de Stephan King), j’entends des talons résonner et c’est avec plaisir que je te découvre avec ton long manteau noir, tu demande pardon pour venir t’installer à côté de moi. Nous te laissons passé, avec un peu de courage j’ose te regarder mais tu te plonge dans un appel téléphonique… Sûrement à demain matin.

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